Collection: Cartes anciennes d'Adrien-Hubert Brué

Adrien-Hubert Brué est un géographe et cartographe français du XIXe siècle, dont la carrière a été marquée par une quête de précision scientifique et une important production. Marin de formation, il a apporté à la cartographie de cabinet une rigueur nourrie par l'expérience du terrain. Une présentation détaillée est proposée en bas de page.

33 produits

Biographie et parcours d'un voyageur géographe

Né à Paris le 30 mars 1786, Adrien-Hubert Brué manifeste tôt un goût pour l'aventure. À l'âge de 12 ans, il s'embarque comme mousse et participe plus tard, de 1800 à 1803, à l'expédition scientifique vers les terres australes commandée par Nicolas Baudin sur le navire Le Géographe. Cette expérience formatrice le confronte directement aux réalités de la navigation et du levé hydrographique. À son retour en France, il se consacre à l'étude de la géographie et devient, par son talent, Géographe du Roi. Il meurt de l'épidémie de choléra à Paris le 20 juillet 1832.

Une œuvre cartographique de référence

L'œuvre de Brué est caractérisée par une volonté constante de mise à jour des données géographiques en fonction des découvertes les plus récentes. Son ouvrage le plus célèbre est l'Atlas universel de géographie physique, politique, ancienne et moderne, publié pour la première fois en 1822. Cet atlas, d'une grande clarté, était régulièrement révisé pour inclure les nouveaux tracés de frontières et les découvertes des explorateurs contemporains. Sa production comprend également des cartes murales de grande dimension et des globes, très appréciés pour leur lisibilité et leur élégance technique.

Le style et la rigueur scientifique

Brué est reconnu pour avoir rompu avec la tradition des cartes trop ornementées pour se concentrer sur l'exactitude des tracés. Son style se distingue par une gravure fine sur cuivre et une utilisation sobre de l'aquarelle pour souligner les limites politiques. Il entretenait des correspondances suivies avec les voyageurs de son temps, ce qui lui permettait d'intégrer des informations inédites, notamment sur les côtes de l'Australie ou l'intérieur des continents. Sa méthode de travail a fait de lui l'un des cartographes les plus respectés de l'école française de la Restauration.

Postérité et influence

Après sa mort en 1832, son fonds cartographique a continué de vivre. Sa veuve a poursuivi l'édition de ses travaux, avant que les plaques ne soient acquises par l'éditeur Charles Picquet, qui a continué à publier des versions révisées de ses cartes. Le nom de Brué est resté associé pendant plusieurs décennies à la qualité et à la fiabilité pédagogique, ses travaux étant largement diffusés dans les milieux académiques et diplomatiques. Son influence se retrouve également dans la toponymie, plusieurs lieux géographiques ayant été nommés en son honneur suite à ses travaux et voyages.