Collection: Cartes anciennes de Christoph Weigel

Graveur, éditeur et marchand d'art allemand, Christoph Weigel l'Ancien a marqué l'édition à Nuremberg par sa maîtrise technique exceptionnelle et ses collaborations stratégiques avec les plus grands savants de son époque. Une présentation détaillée est proposée en bas de page.

5 produits

Un maître graveur au cœur de Nuremberg

Né à Redwitz le 9 novembre 1654, Christoph Weigel se forme à la gravure sur cuivre à Augsbourg, puis exerce à Vienne et Francfort avant de s'établir définitivement à Nuremberg en 1698. En devenant citoyen de cette ville, alors véritable coeur de l'imprimerie européenne, il y fonde sa propre maison d'édition.

Orfèvre de formation, il apporte à la gravure une finesse remarquable. Il travaille en étroite collaboration avec son frère, Johann Christoph Weigel, ainsi qu'avec l'imprimeur Köhler. Christoph Weigel meurt à Nuremberg le 5 février 1725.

Collaboration avec J. B. Homann et œuvre cartographique

Bien qu'il dirige sa propre firme, Weigel entretient des liens professionnels étroits avec J. B. Homann, l'éditeur de cartes le plus éminent de Nuremberg. Cette proximité se traduit par des travaux conjoints, comme en témoigne l'existence de cartes de l'Asie co-signées par les deux maîtres en 1719.

Son apport à la cartographie est indissociable de son partenariat avec le géographe Johann David Köhler, avec qui il produit :

  • Le Schul-Atlas (Atlas scolaire), l'un des premiers du genre conçu pour l'enseignement.
  • Le Descriptio Orbis Antiqui, un atlas dédié à la géographie du monde antique.

Le "Ständebuch" et l'héritage familial

Au-delà des cartes, Weigel est célèbre pour avoir publié en 1698 l' Abbildung der Gemein-Nützlichen Haupt-Stände (le Livre des métiers). Cet ouvrage monumental contient plus de 200 gravures décrivant avec une précision quasi-encyclopédique les outils et les gestes des artisans de son temps.

À sa mort en 1725, sa veuve reprend la direction de l'entreprise et publie plusieurs de ses travaux à titre posthume. La firme passe ensuite sous le contrôle de son fils, Johann Christoph Weigel le Jeune, qui s'associe plus tard avec Schneider pour former la maison Schneider-Weigel, active jusqu'au début du XIXe siècle.