Collection: Cartes anciennes de Frans Hogenberg

Découvrez l'œuvre de Frans Hogenberg, graveur et éditeur flamand dont le génie technique a révolutionné la représentation des paysages urbains et des événements historiques au XVIe siècle. Artisan incontournable de l'âge d'or de la cartographie, il a su allier la rigueur géographique à une dimension narrative inédite. Une présentation détaillée est proposée en bas de page.

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Un maître de la gravure entre Malines, Anvers et Cologne

Frans Hogenberg, né à Malines vers 1535 et mort à Cologne en 1590, est issu d'une famille d'artistes. Fils du graveur Nicolaas Hogenberg, il doit quitter les Pays-Bas pour des raisons religieuses et s'établit à Cologne vers 1570 après des séjours à Anvers et Londres. Son talent exceptionnel pour la gravure sur cuivre le place au centre des plus grands projets éditoriaux de son époque. Il est notamment le graveur principal des cartes du Theatrum Orbis Terrarum d'Abraham Ortelius (1570), le premier atlas moderne, dont il réalise la quasi-totalité des planches originales.

Le co-créateur du Civitates Orbis Terrarum

L'apport majeur de Hogenberg à la géographie urbaine réside dans sa collaboration avec Georg Braun pour le Civitates Orbis Terrarum. Pour cet ouvrage monumental, il ne se contente pas de diriger l'atelier de gravure ; il développe un style de vues à vol d'oiseau d'une précision remarquable, permettant de visualiser les villes dans leur tridimensionnalité. Son travail sur cet atlas, qui a nécessité la création de centaines de planches, a permis de documenter l'état des cités mondiales avec une finesse jamais atteinte auparavant, mêlant topographie et détails architecturaux.

Pionnier de la gravure d'actualité et de la presse illustrée

Au-delà de la cartographie pure, Frans Hogenberg a inventé un genre nouveau : la "gravure d'actualité". Il a produit de vastes séries d'estampes illustrant les événements marquants de son temps, notamment les scènes de batailles, les sièges et les exécutions durant les guerres de religion et la révolte des Gueux. Ces planches, souvent accompagnées de commentaires explicatifs, constituent les prémices du photojournalisme moderne. Son héritage est immense, non seulement par la qualité de son trait, mais aussi par sa capacité à transformer la carte et l'image en outils d'information et de mémoire historique.